Rébecca – Brésil – mai 2019

Bijour ! Comment ça va ?
Nous sommes déjà en Mai. J’en reviens pas ! Je dis ça à chaque rapport mais bon, le temps passe trop vite.  Le premier samedi du mois (le 4), j’ai eu la chance (enfin c’est vraiment de la chance mais je sais que peu de gens participent et je me sens donc chanceuse de faire partie de ces personnes là) de faire le RYLA ! Il y avait des jeunes de l’IC et des écoles de Guararema. Nous avons fait un peu la même chose que durant le programme de leadership mais de manière plus organisée et avec plus de monde. Jeff (un rotarien) nous a demandé de dessiner un rond (tout le monde a fait un cercle sur sa feuille), ensuite de faire un point (presque tout le monde a fait un point au centre du cercle) et ensuite de tracer un ligne (la majorité a fait un droite passant par le point et traversant le cercle à l’horizontale ou à la verticale). Jeff nous a ensuite expliqué que nous pouvions faire un point à n’importe quel endroit dans le cercle, et que la ligne pouvait ne pas passer par le point et être en diagonale. Mais comme il ne l’avait pas dit, nous avons tout simplement fait tous la même chose sans nous en rendre compte. Il nous a dit que le but des exercices était PENSER DIFFÉREMMENT. De se libérer des « chaînes » et de la « normalité » que la société et certains professeurs nous imposaient. Que nous pouvions détourner les « règles » afin d’être différents, qu’il n’y avait rien de mal à ça et que cela nous aidera toujours de pouvoir nous différencier. Rien que de faire le RYLA montrait que nous voulions inspirer les autres, devenir des leaders. Et pour ça, il l’a bien précisé, nous avons besoin de faire la différence et d’entraîner les autres avec nous afin d’aider au développement personnel et de groupe. Franchement j’ai adoré.
J’explique peut-être pas très bien mais la vache c’etzit énorme ! Nous avons fait un tas d’autres exercices mais j’ai vraiment trouvé que celui du dessin était sensationnel. On est conditionné à faire des trucs et même quand on nous laisse la liberté de faire différemment on fait toujours la même chose ! Donc maintenant en contrôle de maths il va falloir me dire de faire un point au centre du cercle sinon je le ferai au coin de la feuille kkkk. Enfin bref, le RYLA a vraiment été une super expérience et je suis ressortie de la salle en pensant différemment. Ce qui était l’objectif. Et… avec le ventre plein. Encore.
Pour la fête des mères, L’Interact a organisé un lunch pendant notre réunion. On a donc ramené nos mamans (je n’ai pu amener que Débora, de ma seconde famille) et leur avons fait un hommage. Tout le monde a pleuré c’était chouette !
Encore avec la famille rotarienne, j’ai été à la conférence du gouverneur du district, à São Lourenço, dans l’État de Minais Gerais (c’était un peu loin). J’y suis allée en tant qu’interactienne le vendredi et le samedi et en tant qu’étudiante d’échange le dimanche. Même si au fond je suis les 2 en même temps !
Mais pour le Rotary, mon status d’étudiante d’échange compte plus. J’était la seule membre de l’IC de Guararema là-bas… mais bon j’avais mes amis du Rotaract et des Interact du district qui sont arrivés le samedi donc je suis resté avec eux et j’ai connu plein de nouveaux gens que je n’avais pas eu l’occasion de voir à l’EDIC à Ilha Bela. Et j’ai retrouvé des connaissances. Enfin bref, il y avait plein de monde c’était trop cool !
Le dimanche les autres étudiants d’échange sont arrivés. Je vous avoue que je ne suis pas du tout restée avec eux (enfin juste avec Alex, le canadien). Ils restaient juste entre eux à parler anglais… ça ma saoulée à un point ! Ils avaient l’occasion de connaitre un tas de jeunes brésiliens, et certains avaient déjà fait un échange ou vont en faire un l’année prochaine et ils restaient ensemble… ça m’a trop énervé. Du coup je suis restée avec les brésiliens. C’était super chouette. Ils m’ont posé plein de questions à propos de mon échange, à propos de la France, etc. Ils sont curieux et j’étais tellement fière de leur dire que j’habitais dans un village médiéval du XVe siècle avec des maisons en pierres !
Ma maison a l’âge de la découverte de leur pays kkkk. Ils font tous des yeux ronds quand je leur dis ça. C’est trop marrant !
Sinon pendant la conférence j’ai eu l’immense honneur de représenter le groupe d’étudiants d’échange du district en faisant un discours à propos de notre année et en remerciant le Rotary et nos familles pour nous avoir permis cette expérience merveilleuse. J’ai donc parlé 10 minutes au micro devant 400 personnes ! J’étais tellement fière ! Et je le suis toujours, je pense que ça se constate facilement.
Au final tout le monde a pleuré et j’ai reçu les félicitations des gouverneurs antérieurs et de l’actuel, ainsi que du représentant brésilien officiel du Président Barry Rassin.
Nous étions le 49e et dernier groupe d’étudiants d’échange du district 4600 et avons donc remercié tout le monde encore une fois.  
En gros la conférence a vraiment été une super expérience !
Comme vous le savez sûrement si vous lisez mes rapports, je fais du théâtre. Avec mon groupe nous avons donc fait deux présentations de la même pièce (deux jours différents hein) appelée « O Luar do Sertão », que je suis totalement incapable de traduire en français. Sur Google traduction (honte à moi d’avoir utilisé ce truc) ça donne « Au Clair de Lune de l’Arrière-Pays ». En gros c’est l’histoire des habitants d’un village de l’intérieur de l’État de SP ayant une culture « caipira » très prononcée. Ca se passe il y a des années à l’époque des lavandières et des mères qui s’asseyaient entre leur fille et son prétendant pendant qu’ils conversaient tant bien que mal et qu’ils voulaient juste se retrouver seuls (la maman c’était moi !). Donc j’avais le rôle d’une femme sévère, qui criait et empêchait ses deux enfants d’exprimer leur joie de vivre. Youpi ! Mais en vrai je me suis éclatée. Il suffisait d’avoir un air hautain et du style « je vais tuer tout ce qui bouge » pendant 1h. Facile ! La pièce était super humoristique et nous avons tout inventé de A à Z en 2 mois (donc juste 8 cours) en improvisant. C’etait vraiment un travail qui a développé notre capacité d’impro et notre imagination. J’ai a-do-ré jouer les scènes et voir mes camarades à fond dans leur personnage. On a rigolé comme des bossus en inventant les dialogues.

Bon voilà, c’est fini.

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